Tel Hugo autrefois je m'en fais le prophète
Tu rêves d'un empire, petit Napoléon
Qui a jamais sera du Grand contrefaçon
Toi qui de République sembles oublier le sens
Seul t'intéresse l'or, non la myrrhe ni l'encens,
Toi qui pareil aux rois clames à tous les vents
La vie de ta famille, la vie de toues les grands,
Ne t'étonne donc pas si un jour les petits
Te chassent de ton trône à grands coups de fusils.
Dans une révolution tu seras embourbé
Quand le loup nommé peuple se sera libéré
Quand plus aucun soldat ne voudra t'obéir
Nulle autre solution n'existera que fuir ;
Abandonner ton trône, ton palais, ton pouvoir,
Voilà ce que sera bientôt ton seul espoir
Et quand la Liberté en France triomphera
L'on verra ton image brûler sous les vivats ;
Quand ton dix-huit brumaire ne sera que souvenir
Regarderons alors sans crainte vers l'avenir !
