Nouvelle vie

Nouvelle vie
Nouvelle vie



Le loup solitaire marche
Marche sous les sapins
Aux aiguilles toutes noires
Qui lui cachent la lune.

Il marche dans la nuit
Son intuition il suit
Marche entre les grands arbres
Il a fuit ses semblables.

Soudain il voit la lune
Par une trouée de branches
L'un de ses rayons pales
Eclaire ses deux yeux d'or.

Il a quitté la meute
Il a été chassé
Après l'avoir aimé
Ils l'ont tous détesté.

Un jour il reviendra
Il prendra sa revanche
Mais pour l'instant il marche
Il est bien sans personne.

Ah, le voilà enfin
Le bel astre lunaire
De cette pierre unique
La lumière est magique.

Dans une clairière bleutée
Il vient d'arriver
Au milieux des sapins
Un énorme rocher.

Perché sur la pierre dure
Au sommet de la roche
Veille un aigle pêcheur
Les yeux dans les nuages.

Alors le loup s'approche
Et dans l'air immobile
Il s'approche de l'oiseau
Et il lui tient ses mots :

"Grand aigle mon ami
Que fais tu donc ici
Les deux pieds sur la terre
Tu es bien loin des mers.

Pourquoi ne voles-tu pas
Sous les étoiles d'argent
Devant la lune blanche
Dans le ciel frais et pur ?"

L'aigle tout étonné
Du loup s'éloigne un peu
Et se tournant vers lui
Le regarde dans les yeux.

"Loup gris, libre comme l'air
Pourquoi donc es-tu seul
Sous cette lune pleine
Loin, si loin de ta meute ?"

"Je vais te l'expliquer
Mon bel ami ailé
Mais avant dis moi donc
Que fais tu sur ce tronc ?"

"C'est, vois-tu, lui dit l'aigle,
Que parmi nous oiseaux
Une nouvelle circule
La voici en deux mots

On raconte dans les cieux
Que parmi les loups forts
Le plus puissant d'entre eux
Est parti en exil."

"La nouvelle dit vrai
Ô noble roi des cieux
Tu as devant les yeux
Le grand roi des forêts.

Roi certes mais déchu
Mes amis m'ont déçu
Je fais un long voyage
Je quitte ma patrie.

Je suis désormais libre
Libre, tout comme toi
Mon grand ami ailé
Libre de toute entrave."

A ces mots soudain
Le rapace s'envola
Et survolant le loup
D'un cri le salua.

Alors le loup s'assit
Au sommet du rocher
Et regardant la lune
Il se mit à hurler.

Ecoutez-le, amis
Hurler en pleine nuit
Le voilà qui, heureux
Salue sa nouvelle vie.
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# Posté le jeudi 08 novembre 2007 15:18

Seul dans la nuit...

Seul dans la nuit...
Il marche seul
Seul dans la nuit
Il marche seul
Loin de chez lui.

Dans la nuit noire
Son regard luit
Dans ces heures sombres
Seul dans la nuit.

Il s'est échappé
Il peut enfin vivre
Il n'a plus de geôliers
Et son âme est libre.

Il lève les yeux
Et le ciel s'éclaire
Il relève la tête
Seul dans la lumière.

Un écu d'or
S'élève lentement
Sa chaude lumière
Ambre la lande.

Et l'herbe tremble
Sous la rosée
Elle tremble de froid
Sous ces diamants glacés.

Il marche lentement
Dans l'air vif et clair
Il a tout son temps
Il observe la mer.

Il marche sur la plage
Une barque échouée
Quelques planches qui nagent
Sur cette mer ambrée.

Il monte dans la barque
Cette barque qui s'éloigne
S'éloigne du rivage
Il quitte cette Terre.

Il n'a pas de rames
Il n'a pas de voile
Sa petite nef avance
C'est ce qu'il voulait.

Il voulait partir
Loin de cette Terre
Il s'en va enfin
Il est enfin libre.

Un rayon doré
Tombe sur son visage
Sa barque s'envole
Traverse les nuages.

Et son âme enfin
Libre de toute entrave
Quitte cette Terre
Il est enfin Libre...
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# Posté le jeudi 08 novembre 2007 15:13

Gloire à toi, Elessar...

Gloire à toi, Elessar...
Elessar, descendant des Rois de jadis,
Sur ta tombe envahie de blanc Lis
Je viens humblement me recueillir.

Moi ton fils spirituel
Je pleure en silence le jour cruel
Qui a vu la Mort te cueillir.

Que ton souvenir me guide
Et que mon coeur soit solide
Pour me guider dans cette vie.

Par ces vers je te rends hommage
Toi, homme au si grand courage
Qui au combat jamais n'a fuit.

Gloire à toi, Elessar,
Et que ton repos soit doux
Parmi les divins Valàrs.

Toi dont l'âme quitta le corps
Pour s'envoler vers Valànor
Repose en paix, fils du Gondor.

# Posté le jeudi 18 octobre 2007 14:26

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 13:37

l'oiseau en cage

l'oiseau en cage
Vous marchez au hasard des rues. vous traversez une avenue, lorsque soudain un chauffard grille un feu rouge et vous fonce dessus. vou vous réveillez dans un hopital. vous êtes allongé sur une civière que portent deux infirmiers, et vous traversez le quartier des naissances. vous déposant dans le couloir pour que vous y attendiez le médecin, les deux infirmiers entrent dans une autre salle. le médecin arrive, vous ausculte rapidement, et vous annonce que vous allez mourir. brusquement, la douleur s'estompe, et vous sentez que c'est bientôt la fin. mais par la porte entrouverte de la salle devant laquelle vous êtes, vous assistez, ému, à un miracle de la vie...

L'oiseau en cage

Dans une petite cage
Circulaire et fermée
Se débat un oiseau
Qui cherche la liberté.

Dans une drôle de prison
Aux murs couleur de sang
Aux barreaux couleur d'os
Se débat cet oiseau.

Il frappe, s'énerve, se cogne
Entre ces solides murs
Il ne supporte plus
D'être ainsi prisonnier.

Mais cette drôle de prison
Est vitale pour lui
C'est elle malheureusement
Qui le maintient en vie.

Ça fait maintenant deux nuits
Qu'il est emprisonné
Et pendant toute sa vie
Il voudra s'échapper.

Aux barreaux de cette cage appelée thoracique
Pour toute une vie
Et pour bien des années
Cogne le c½ur d'un nouveau né.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 13:21

un jour un homme

un jour un homme
le lendemain matin, quand vous vous réveillez, non seulement le vagabond a disparu, mais vous vous apercevez qu'en plus, vous n'êtes plus du tout au milieu de la fôret mais allongé sur un banc en pleine ville. vous vous levez, intrigué, et vous décidez d'explorer cette ville. le pays ou vous vous trouvez ressemble à la France, mais avec tout de même de légères différences. tout d'abord, il vous semble que ce pays a quelques années d'avances sur la France, et ce dans tous les domaines. mais la plus forte de ces différences est que ce pays ressemble a une dictature. en effet, au nom de la liberté de tous, les libertés individuelles ont été quasiment toutes supprimées. les hommes politiques imposent leur point de vue, en arguant aux protestataires que l'avis de chacun de compte pas, mais que seul l'avis de tous compte. vous ressentez alors une espèce de hai,ne vis à vis de cette soi-disant civilisation, qui ne fait que transformer les hommes en créatures égoïstes et méchantes, et leur ôtes toutes leur caractéristique d'être...tout simplement humains.

Un jour un homme

Un jour un homme
A découvert une branche
Qui par la foudre
S'était faite enflammer
Cet homme-là avait trouvé le feu
Et notre vie en fut améliorée.

Un jour un homme
A inventé une poudre
En mêlant soufre, salpêtre et charbon
Elle fut appelée poudre à canon
On s'en servit pour chasser et guerroyer
Et notre vie en fut améliorée.

Un jour un homme
A voulu s'envoler
Il a construit une machine compliquée
En fixant bois, toile et acier
Il a réussi à décoller
Et notre vie en fut améliorée.

Un jour un homme
A voulu nous soigner
Sang de mouton et bave de chien il a mêlés
Cet homme le vaccin a inventé
Et notre vie en fut améliorée.

Un jour un homme
Voulut se déplacer
Pétrole et acier il a utilisé
Et a construit un véhicule rapide
L'automobile venait d'être inventée
Et notre vie en fut améliorée.

Un jour un homme
Voulut tout dominer
Ses ennemis comme du bétail il a parqués
D'autres l'ont vaincu au nom de la liberté
De dépit cet homme s'est suicidé
Et notre vie en fut améliorée.

Crois-tu vraiment que tout cela nous a aidés
Que la science nous a fait avancer ?
Moi je te pense dans une erreur totale
Et que tous ces progrès nous seront fatals
Tes inventions ont transformé les hommes en loups
Et pour te résister il ne reste que nous.

C'est en tout cas comme ça que tu es née
Avec l'histoire de l'humanité
Des hommes de droite te prennent comme argument
Pour justifier leur comportement
Et pour cela nous te haïssons
Je parle de toi, Civilisation.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 13:10