la route

la route
le lendemain matin, vous quittez le manoir, après avoir salué la maîtresse de maison. après avoir marché pendant quelques heures, vous arrivez dans une forêt. vous marchez toute la journée dans cette forêt. mais le soir, vous vous rendez compte que vous vous êtes perdu. à ce moment, vous voyez un homme vêtu de robustes vêtements de toile et d'une cape marron. vous le questionnez, et il vous dit qu'il est guide forestier depuis tellement longtemps qu'il a perdu le compte des années. il vous conduit dans une clairière, et là, il vous raconte une partie de ses connaissances en chemins et routes : "vous savez, j'ai emprunté des tas de route au cours de ma carrière" vous dit-il, "mais jamais route n'a été plus dangeureuse que celle qui est sortie de ce poème..."

La route

Il est une route
Eternelle et terrible
Certains la redoutent
Elle peut être nuisible.

Cette route très belle
Est semée d'obstacles
Mais certains l'appellent
Route des Miracles.

Elle apporte malheur
Aux familles ennemies
Et beaucoup d'auteurs
Sur elle ont écrit.

Certains voyageurs
L'empruntent en courant
D'autres, sans terreur,
Y marchent lentement.

Les c½urs purs et fiers
Pourraient tous la suivre
Seuls les c½urs de pierre
Ne peuvent y survivre.

Cette route qui parfois
Est pleine de détours
Tout le monde la prend
Cette route c'est l'amour.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 13:05

Accident

Accident
Pendant que vous marchez, et sans que vous vous en rendiez vraiment compte, le nuit commence à tomber. quand vous le remarquez, il fait déjà presque nuit. vous vous demandez ce que vous allez faire, quand soudain, vous voyez une lumière au loin. après avoir pesé le pour et le contre, vous décidez d'aller voir la source de cette lumière. vous marchez pendant une dizaine de minutes, et vous arrivez devant un manoir (eh, n'oubliez pas que vous êtes au pays des rêves !). au dessus du porche se trouve la lanterne qui vous a attirés. vous frappez à la porte. elle s'ouvre sans résistance, et vous entrez. vous avez peur, mais après tout, cette maison n'a sûrement pas été construite par des créatures démoniaques, mais par des créatures... tout simplement humaines. vous décidez donc d'entrer, et là...

Accident

Une tache rouge sang
Sur le tapis persan
En bas des escaliers
Dessous les chandeliers.

Une femme qui pleure
Depuis bientôt une heure
Vous regarde et vous dit :
"Mon Dieu, quelle infamie !"

"Vous qui entrez ici,
Sachez dès maintenant
Qu'un terrible accident
Aujourd'hui s'est produit !"

Alors cette pauvre femme
Commence à paniquer
Et se met à hurler,
Pleurant de toute son âme :

"Pitié, que l'on m'immole,
Je ne mérite pas la vie.
Je l'ai lâchée ici,
Elle s'est brisé le col !"

Croyant morte une fillette,
Vous vous agenouillez
Et puis vous vous signez
Et inclinez la tête.

Et cette mère indigne
En pleurant, vous désigne
Le cadavre osseux
D'une bouteille de vin vieux.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 13:02

Amitié

Amitié
Pendant que vous marchez vers un but inconnu, sur ce chemin des mots, dans le pays des rêves et des poèmes, vous voyez deux personnes assises sur le bord de la route. ce sont deux jeunes femmes. vous vous arrêtez pour les observer, et leur comportement vous paraît très étrange. En effet, assises côte à côte, elles se mettent à se disputer, puis s'éloignent l'une de l'autre, avant de faire demi-tour, de revenir à leur point de départ et de s'embrasser. ensuite, elles recommencent, et cela inlassablement. intrigué, vous leur demandez ce qui leur arrive. Elles vous répondent : "Nous sommes les meilleures amies du monde, mais nous ne pouvons pas arriver à arrêter de nous disputer à propos de choses futiles. nous vivons ici, dans ce poème. il a été écrit pour deux grandes amies qui, tout comme nous, ne peuvent s'empêcher de se disputer pour se réconcilier après, encore plus amies qu'avant." Et en effet, ce poème m'a été demandé par une amie qui en voulait un à mettre sur son blog (www.lagrenouillllle.skyblog.com). un poème sur l'amitié, sur ce sentiment assez compliqué, mais néanmoins... tout simplement humain.

Amitié

C'était deux grandes amies
Les meilleures du monde
Elles étaient si jolies
L'une brune, l'autre blonde.

Pour toute la vie
Elles s'étaient juré
De rester amies
Ne jamais s'oublier.

Entre elles était tangible
Une si grande amitié
Qu'un put croire impossible
Qu'un jour elle fut brisée.

Mais pour un mot de trop
Un jour elle chuta
D'un promontoire si haut
Qu'en bas elle se cassa.

Cette amitié déchue
Un jour pourrait renaître
Car elle n'est point perdue
Bien qu'elle puisse le paraître.

Mais elle sera fragile
Lorsqu'elle reviendra
Il sera difficile
D'oublier tout cela.

L'amitié est ainsi
Fragile et capricieuse
On la dit pour la vie
Mais elle est pernicieuse.

Une amitié gâchée
Par un ami jaloux
Une vie peut briser
Si on ne tient pas le coup.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:55

Voyage au bout du monde

Voyage au bout du monde
Au cours de votre voyage dans le pays des rêves et des poèmes, un jour, vous arriverez au bout du monde. le bout du monde, pour n'importe qui, ça peut être n'importe quoi. Le bout du monde, pour un homme trouillard, c'est le jour où il arrivera à vaincre ses peurs. le bout du monde, pour un homme timide, c'est le jour où il arrivera à avouer son amour à celle qu'il aime. le bout du monde, pour un homme rationnel, c'est le jour où il découvrira que le surnaturel existe. le bout du monde, pour n'importe qui, c'est arriver à aller à un endroit ou à faire des choses dont on ne soupçonnait même pas l'existence quelques minutes auparavant. Mais pour arriver au bout du monde, il faut déjà franchir sa porte. et franchir sa porte, ça peut être très facile un jour, et devenir brusquement très difficile un autre jour. car lorsqu'on franchit sa porte, on va vers l'inconnu. et l'inconnu, ça fait peur. mais après tout, la peur n'est qu'un sentiment. un sentiment... tout simplement humain.

Voyage au bout du monde


Voilà, ça y est, c'est fait,
Je suis au bout du monde.
Je suis très intrigué
Car la Terre n'est plus ronde.

Chez moi j'étais en cage,
Je suis parti au loin,
Suivant les oies sauvages
Qui volent vers le lointain.

Je voulais voyager
Aux quatre coins du monde.
Je voulais vérifier
Que la Terre était ronde.

J'ai vu l'Europe, l'Asie,
L'Afrique et l'Amérique,
Et même l'Australie,
Ainsi que l'Antarctique.

Et dans tous ces endroits,
J'ai trouvé ça bizarre,
L'homme devient un rat,
La guerre devient un art.

L'homme ne tient plus compte
De la nature sa mère,
Il l'assassine sans honte,
Tout ça me rend amer.

Tous ces changements ingrats
Détruisent notre beau monde.
C'est à cause d'eux, je crois,
Que la Terre n'est plus ronde.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:53

Pensées

Pensées
au cours de votre voyage, vous passez sur un chemin côtier. ce chemin surplombe un océan. un océan... de pensées. ces pensées, ce sont des pensées bizarres, des pensées venus de moments spéciaux. des moments d'inspiration, des moments de tristesse, des moments de voyage, des moments de solitudes... des moments de réflexions et de philosophie aussi, des moments où naissent ces pensée, avant de couler hors de nos esprits et de venir s'agglutiner ici, dans cet océan, au pays des rêves et des poèmes. ce sont de simples pensées... des pensées qui reflètent des interrogations, des questions que tout le monde se pose, même vous j'en suis sûr.ces questions, ce sont des questions de tous ordres, mais surtout des questions existentielles. Que fais-je sur Terre ? Pourquoi le monde est-il comme ça ? Pourquoi la Terre est-elle ronde ? pourquoi... ? pourquoi... ? ce sont des questions...tout simplements humaines...

Pensées

Tourbillonnent mes pensées
Comme là-haut les nuages
Dans le ciel noir d'orage
Mon âme s'est envolée.

Qui suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ?
Tourbillonnent ces pensées
Tourbillonnent comme la neige
Sur cette Terre que j'ai quittée.

Enfin la délivrance
Finies, toutes ces souffrances
Voilà ce que j'ai pensé
Quand j'ai été tué.

Tué par un chauffard
Endormi au volant
Qui égoïstement
S'était saoulé avant.

Là-haut dans le ciel clair
Une lumière m'attire
Paradis ou enfer
Je ne saurais le dire.

Je quitte le monde d'en bas
Pour n'y jamais revenir
Mon seul regret à dire
Pour mon amour sera.

Pleure, pleure, mon amour
Car je m'en vais sans toi
Promets-moi que toujours
Tu penseras à moi.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:52