Seul sur la lande

Seul sur la lande
en continuant ce périple à travers les mots, vous arrivez sur une grande plaine d'herbe rase. une grande plaine s'étendant à perte de vue, dans laquelle le chemin serpente et disparaît. vous êtes sur une lande. un sentiment de profonde solitude s'empare de vous, comme si en arrivant là, vous deveniez le seul être du monde. ce lieu est calme, tranquille, serein. vous y êtes seul. seul sur la lande. mais même si c'était vrai, même si vous étiez le seul être au monde, vous en resteriez néanmoins un être... tout simplement humain.

Seul sur la lande

Sous le ciel gris,
Sur la mer grise,
Le vent de face,
Le dos au port,
Il rêve seul
Seul sur la lande.

Les temps de pêche,
Les temps de prêche,
Sur son bateau,
Dans la chapelle,
Il les vit seul,
Seul sur la lande.

Ses rêves fous,
Pleins d'aventures,
Pleins de combats,
Pleins de richesse,
Il les fait seul,
Seul sur la lande.

Cette liberté,
Chère à son c½ur,
Elle lui plaît tant.
Il peut dormir,
Il peut marcher,
Quand il le veut,
Et il n'a qu'elle,
Seul sur la lande.

Il rêve pourtant,
Rêve de partir,
Loin de chez lui,
Pour voyager,
Voyager seul,
Seul sur la lande.

Un jour lointain,
Il s'en ira,
Vers quel destin,
Dieu seul saura,
Loin de sa pêche,
Loin de sa barque,
Il mourra seul,
Seul sur la lande.

Sous le ciel bleu,
Chez Dieu son Père,
Loin des démons,
De la misère,
Il rêvera.
Il rêvera
De ce temps où
Il vivait seul,
Seul sur la lande.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:49

inspiration

inspiration
en le voyant comme cela, vous avez envie de parler à cet homme qui parcours les chemins, à ce vagabond. vous l'arrêtez sur le bord du chemin, et vous lui demandez d'où vient ce poème à travers lequel il vit. il vous répond : "oh, c'est un poème très simple et très banal, inspiré par un autre bien plus ancien et dans lequel vit un de mes semblables. cet autre poème qui permet à cet autre personne, à cet autre vagabond, à cet autre étranger, d'exister, à été écrit par un grand homme. ce grand homme, amis, c'est Charles Baudelaire." Et ce poème, d'après lequel j'ai écrit l'histoire de ce vagabond et que j'aurais aimé avoir composé moi-même, je vous le livre, mes amis, afin que mesuriez à quel point ce que je suis capable de faire est banal et négligeable à côté des écrits de ce grand homme. un grand homme qui, malgré tout, était... tout simplement humain.

L'étranger

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta s½ur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni s½ur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:48

Le vagabond

Le vagabond
en continuant votre voyage sur le chemin des mots, vous croisez quelqu'un. une personne bizarre, qui marche seule et ne paraît pas peinée le moins du monde de rester seule. une personne qui vous regarde passer, puis qui continue sa route sur le chemin des mots, le suivant pas à pas, à travers le pays des rêves et des poèmes. cette personne, ça pourrait être vous, un de vos amis, de vos ennemis, ou n'importe qui. cette personne, c'est tout simplement moi. quelqu'un... de tout simplement humain.


Le vagabond

Vois-tu cet homme, voyageur solitaire
Qui, pour beaucoup pauvre hère,
Montre souvent sa haine des bourgeois
Et semble pour tous sans foi ni loi ?

Cet homme bizarre, drôle de personnage
Qui passe sa vie seul sous les nuages.
Les bonnes gens ne font que le moquer
Mais il les ignore, il aime sa liberté.

Il erre seul sur les sentiers
Ni brigand, ni bourgeois, ni fermier
Ni noble ni mendiant
Il vagabonde, pas toujours prudemment.

Ce vagabond, qui aime les défis
Et semble être heureux de vivre cette vie
N'a en vérité, pas beaucoup d'amis
Et se fait facilement de nouveaux ennemis.

Mais même sans amis, il semble très heureux
Et ne regrette pas de vivre sans maison
Même si touché dans son orgueil parfois
A coups de pierre chassé, comme un chien galeux
Il se contente de suivre ses pas, et va
Voyageant et marchant, au gré des saisons.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:46

La guerre

La guerre
cette fois, nous traversons un pays malade... un pays effravant de pauvreté et de désolation... un pays ou des hommes, guidés par un sentiment lui aussi malheureusement tout simplement humain, la haine, se tuent les uns les autres... un pays ravagés par la guerre... la guerre qui éveille en vous, j'en suis sûr, un sentiment d'horreur, mêlé à une sorte de répulsion et de tristesse indicible... qui sont, malgrés tout, des sentiments, eux aussi... tout simplements humains...

La guerre

La guerre est un fléau
Pour toute l'humanité.
S'il y a quelqu'un là-haut,
Pourquoi l'a-t-il créée ?

Mourir pour sa patrie
Est une bien belle chose,
Mais mieux vaut être en vie
Pour enrayer l'osmose
De l'homme et de la mort
Ennemis mais unis
Dans la loi du plus fort.

S'il faut être mort
Pour être un héros
Je préfère encore
Rester à mon piano.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:45

L'amour

L'amour
cette fois, je suis sûr que je ne suis plus seul... je suis sûr que au moins quelques autres personnes, comme vous qui visitez mon blog en ce moment, font ce voyage avec moi... ce voyage à travers les phrases, à travers les mots, sur le chemin de la poésie... dans ce texte, je parle d'une chose que tout le monde a connu, connaît ou connaîtra un jour... le sentiment qui nous est le plus familier, tout en étant celui qui nous est le plus étranger... c'est tout simplement l'amour... un sentiment... tout simplement humain.

L'amour


Quand le poète écrit,
Source d'inspiration,
L'amour évoque pour lui
Le grincement des violons.

L'amour noble et pur,
Sentiment bizarre,
Vient de la nature
Bien qu'il soit très rare.

Pour l'homme violent
Que le sort créa
Il n'est pas sentiment
Mais n'est qu'un combat.

Pour la jeune femme,
Cet être parfait,
Il est né de l'âme
Mais parfois disparaît.

Sentiment connu
Depuis les premiers hommes,
On s'interroge dessus
Plus qu'on ne le nomme.

Pour les chevaliers
Il était autrefois
Sentiment parfait
Qui menait au combat.

Ils partaient à la guerre
Pour l'amour de leur dame
Qui récitait des prières
Pour le salut de leur âme.

Aujourd'hui l'amour
De son éclat a perdu
Mais peut rendre ému
Pour peu qu'on le rencontre un jour.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:31